Alain Mion trio
live on tour in Europe
(selection presse)


La découverte d'Alain Mion (CD "Some Soul" Food, J.Cl. n° 20) avait été pour moi une révélation : celle d'un pianiste très "soul" et "churchy" avec une pointe de latinos (tendance Bobby Henriquez), au jeu chaleureux, percussif, toujours axé sur le "beat". Ce nouvel opus, (très bien) enregistré à la Radio de Varsovie en 2003 et 2004 en compagnie de nouveaux partenaires aussi bien choisis que ceux du disque précédent, Gérard Prevost à la contrebasse et Dylan Kent à la batterie, confirme toutes les qualités du premier. Vous vous en rendrez compte dès les premières mesures du premier titre d'un programme entièrement fait de titres originaux et qui ne provoque ni l'ennui, ni la lassitude, les connaisseurs apprécieront (1). La musique toujours aussi dansante et chaleureuse se déroule sur des tempos moyens, "ni trop-ni trop" qui rappellent la grande période de Les McCann et son trio d'anthologie (Plays The Shampoo, etc.) ou de Monty Alexander (avec Clayton et Hamilton à Montreux) et aussi le souffle du Ray Bryant de Little Susie auquel me fait penser irresistiblement Some Soul Food, morceau dans lequel la tension monte parfois de façon terrifiante... Mais ça swingue et ça balance en permanence avec des crescendos comme seuls les grands et les vrais "savent-y-faire" comme on dit dans le Berry, le tout avec un beau son de trio et une belle mise en place pour les passages arrangés. Une musique tonique que vous écouterez et réécouterez avec un plaisir intact. Alain Mion est réellement un formidable pianiste de JAZZ qui s'inscrit dans un style finalement peu fréquenté mais dont il est certainement l'un des meilleurs représentants.
Jean-Marc Berlière.

(1) Il convient d 'ailleurs de saluer le talent de compositeur d 'Alain Mion qui loin de se prendre pour Michel P. ou Keith J. excelle à mettre au point des thèmes riffs d 'une grande simplicité, mais terriblement efficaces par la combinaison des trois voix des musiciens du trio (Some Soul Food et The Wrong Soul Blues avec un rythme charleston obstiné joué à la contrebasse, ou encore "Preachin" le bien nommé.) et qu'il fait chanter avec beaucoup de bonheur et une évidente joie de jouer. Seule l'esthétique d 'Arizona Dawn me ravit moins.

Some Soul Food
(selection presse)


A l'inverse de ces nouveaux OS du clavier diplômés de Berkeley qui commercialisent trois CD par semaine, Alain Mion, né à Casablanca en 1947, enregistre peu. Le dernier témoignage du séjour en studio de ce globe-trotter impénitent (il revient d'une tournée en Chine et Mandchourie) remontant à 1992 et à la confection de l'excellent Alain Mion in New York, gravé avec le concours du bassiste Marc Johnson, du batteur Tom Rainey et du saxophoniste David Binney, pour le label Elabeth. L'ancien leader de Cortex, groupe pionnier du jazz rock français, aura donc attendu neuf ans de plus pour fignoler à Stockholm, ce Some Soul Food qui, une fois encore, souligne la passion de son signataire pour la musique churchy, jadis popularisée par les productions Blue Note. Instrumentiste confortable, Alain Mion est avant tout un fin mélodiste, ainsi qu'en attesta en 1984, le succès de son thème Phéno Men, hit sur FIP et NRJ, indicatif pour France Inter... Some Soul Food est de la même veine. Le petit cousin éloigné du sautillant Horace Silver s'y livrant à une convaincante démonstration soul-funk, accompagné par un rookie et un expert : le bassiste Patrik Boman et le batteur Ronnie Gardiner.
Serge Loupien.


On connaît ce pianiste au parcours exigeant, né à Casablanca en 1947. Se produisant sur les scènes américaines et européennes, initiateur du groupe de jazz-rock Cortex, il enregistra en 1992 avec Marc Johnson, Tom Rainey, David Binney « Alain Mion in New York ». Ce nouveau disque enregistré à Stockholm avec le batteur Ronnie Gardiner (que l'on entendit aux côtés de Ben Webster, Johnny Griffin, ou encore Dizzy Gillespie...) et le contrebassiste Patrik Boman (vu en compagnie de Lisa Ekdahl) est un univers à lui seul. Les mélodies joyeuses prennent leur source dans le blues (Black Cap Man), le Gospel (The Saint Engrace Gospel Song), la soul (Some Soul Food). Swing au drive impeccable, jeu à l'unisson dans les basses (basse/piano), mises en place fines et légères (basse-batterie), walking bass bien au fond. Tous les ingrédients sont là pour faire de ce disque un moment de pur plaisir. La marque d'un vrai trio.
Benjamin Halay.


Alain Mion est un copain, un lecteur de « Charlie » et un excellent pianiste de style « funky »...trois bonnes raisons pour acheter son dernier disque « SOME SOUL FOOD » paru chez NEXT et dans lequel il n'interprète que ses propres compositions : 9 morceaux, 9 réussites ! Très bien accompagné à la basse par Patrik Boman et à la batterie par Ronnie Gardiner, il se défonce et swingue sur son clavier avec un plaisir tellement évident qu'il n'a aucun mal à nous le faire partager. On est vachement déçu (mais pas triste) quand le disque est fini. On aimerait qu'il ne s'arrête jamais... alors on le remet !
Siné


Le nouveau trio de cet échappé du jazz rock dégage une énergie rare, généreuse et bien communicative. Si vous ne saviez pas ce qu'est le piano soul jazz, voici le disque qu'il vous faut. Tour à tour jazz, blues, gospel, rythm' n' blues, le piano d'Alain Mion vous emmène dans tous ces paysages. Très plein, avec de beaux voicings, des basses profondes, des soli brillants, un groove redoutable, son jeu est un modèle du genre, fluide et délié, avec de belles nuances de dynamique - on pensera sans doute parfois au défunt Richard Tee ou à Joe Sample. Accompagné de deux pointures du jazz, Mion délivre sans doute son meilleur album. Avec cette nourriture de l'âme, on est loin du fast-food musical.
Olivier Cauvin


Soul Brother.
"Some soul food"
(Jazz'In/Next JICD6), by pianist Alain Mion, is another CD with such a beautiful cover photograph that it is a shame to put it away on some shelf... I'm ready to bet that it will be down the shelf pretty often anyway. Inside, you will find this kind of soulful, bluesy, straightforward jazz that flows so smoothly that you may believe that playing this way is no big deal... well you just try, and we'll see whether your CD is voted "CD of the week" on FIP ! There's definitely a lot to enjoy here ; personally, I have a weakness for "The tap tap", "Some soul food" and "Black cap man", which are strongly reminiscent of Les McCann's early 1960s recordings, and where bassist Patrik Boman and drummer Ronnie Gardiner are truly taking care of business. Here's another CD that many a jazz fan might be glad to find amongst his Christmas presents...

Lady D.

 
Alain Mion in New York
(selection presse)


Credo si possa affermare che attualmente le più prolifiche nazioni in ambito jazzistico siano Italia e Francia. Alain Mion, nato a Casablanca nel 1947 e residente a Parigi, è un musicista, un cantante, un compositore, ma soprattutto un ottimo pianista. Il disco Alain Mion in New York è stato registrato per celebrare una serie di concerti tenuti nel 1992. Lo accompagnano in questa session Marc Johnson al contrabbasso, Tom Rainey alla batteria e David Binney al sax alto.
Davvero una piacevole scoperta questo non più giovanissimo pianista, in grado di dosare abilmente nel suo mood, soul, be-bop e swing, il tutto connotato da una vigorosa energia e da un groove tra blues e jazz. Colpisce l'ascoltatore l'energia del suo pianismo, allo stesso tempo ne sfiora delicatamente la sensibilità, con il suo tocco caldo e convincente, con la sua voce accattivante e a tratti emozionante, attraverso melodie e temi decisamente originali non solo dal punto di vista compositivo. Alain Mion sembra narrare, nelle 11 tracks del disco (da lui stesso scritte ed arrangiate), un rassicurante ed armonioso percorso sonoro in un climax espressivo di gran gusto, senza rigori estremi, muovendosi abilmente nel terreno jazzistico più suggestivo e gradevole possibile. Chi lo accompagna non è certo da meno, Marc Johnson – valgano per lui due sole collaborazioni: Bill Evans e Enrico Pieranunzi (l'accostamento tra i due pianisti non è casuale!) - Tom Rainey, batterista dal tocco delicato ma con grande senso dello swing, il sax alto di David Binney, in grado di conferire omogeneità al trio, con le sue incursioni, con le sue digressioni melodiche sempre di buon gusto, duttili e suadenti, contribuendo ad imprimere un walking narrativo intriso di sapori moderni a tutti i brani in cui è presente.
Il pezzo d'apertura è Montse: notevole il lavoro "di batteria" di Rainey con l'utilizzo del sintetizzatore da parte di Mion, quale "voce d' appoggio" nel chorus. Nella traccia successiva, Levallois, ottimo è il dialogo tra il Mion, vocalist in francese, ed il sax alto di Binney. Poi A Dolphin Game, una brillante bossa nova. Di pregevole fattura Jean, una delicata ballad, inizialmente esplorata con garbato swing, crescendo poi nel finale in un tempo veloce e trascinante. E' funky straripante quello di Un Gospel pour Dexter; preziosi anche in questa track il sax di Binney e la voce di Mion: catturano l'attenzione con una sequenza armonica che culmina in un coinvolgente finale Gospel. Stand Away, ancora uno swing arioso e deciso. In corposa evidenza, Marc Johnson prende le redini del gruppo muovendo l'incipit del brano, tessendo scale che ben s'intrecciano con il mood pianistico di Mion: un feeling sbalorditivo considerando che non avevano mai suonato insieme.
Ritmica di gran classe, swing, amore per il jazz ed il blues, composizioni originali, un interplay attento e sensibile, definiscono un'opera il cui risultato finale appare davvero piacevole, tanto da consigliarne senz'altro l'ascolto.
Con piacere si segnala un'altra godibile e convincente incisione del pianista transalpino "Some Soul Food".
Franco Giustino per Jazzitalia


This CD commemorates a visit to New York in 1992, when the music was recorded. All eleven titles are original compositions and Alain also wrote the arrangements. Joining Alain in the trio are Marc Johnson, the highly respected bassist who played in the Bill Evans trio and a sympathetic drummer, Tom Rainey, restrained, but always swinging. Mion also uses synthetiser on a couple of tracks and sings (in French) on Levallois and Un Gospel pour Dexter (a funky affair this !). Alto saxist David Binney joins the trio for this two, contributing some tasty fill-ins and backing.
There is plenty to enjoy on every track -
A Dolphin Game, is a sprightly bossa nova. Jean, a pretty little melody is explored initially out of tempo, before breaking into quick three fourtime. Like Gospel, Tivoli has a catchy funky sound with a harmonic sequence best described in racing parlance - King Porter Stomp/The Golden Striker out of Yarbird Suite ! Fine bass solo from Johnson here.
Yellow Cab Nite Blues is dedicated to one of New York City's best loved institutions- the trio struts some jaunty blues in it's honour - Marc Johnson solos - splendid backing from Tom Rainey throughout this one. Recommended to anyone who enjoys straight-ahead, modern jazz piano playing, expertly performed and recorded in warm digital stereo. A pleasurable listening experience.
Pat Hawes.


Pianiste nourri aux sources du meilleur bop, Alain Mion est aussi, ce qui ne gâche rien, un chanteur sensible et convaincant, ainsi qu'un compositeur prolifique et respectueux de la tradition. In New York est, de bout en bout, un superbe album. Mais s'il ne fallait en retenir qu'un titre, ce serait à coup sûr l'un des deux morceaux chantés, ce "Gospel pour Dexter" tendre et ironique où, cerise sur le gâteau, David Binney (as), présent sur quelques plages seulement, prend un solo véhément. La rythmique, où la solidité de Marc Johnson (b) se conjugue à merveille avec les cymbales soyeuses de Tom Rainey (dm), tourne rond, les solistes sont excellents. Une heure de bonheur vous tend les bras, laissez-vous tenter.
Domi Truffandier.

La Montagne

Pianiste, chanteur, compositeur, Alain Mion nous offre là un bel enregistrement aux multiples couleurs. Entre jazz et blues, auxquels se mêlent des rythmes brésiliens, le swing est toujours là, direct et fin à la fois. Alain Mion met son toucher percutant et chaud au service de thèmes originaux, mélodiques et simplement beaux.
Daniel Desthomas.


I don't know if the participants on "Alain Mion in New York" had played together before this date, but they click beautifully. Alain Mion was born in Casablanca, but raised in Paris, and the trio heard here benefits greatly from being interlaced by Marc Jonhson's deep, dark tone. The opening "Montse" shows off the sunny, serene bluesiness of Mion's writing, as well as Rainey's outstanding cymbal work. The drummer has a light, but propulsive, punch on drums, which complements Mion's airy touch, and ability to worry a phrase to maximum effect. "Montse" also benefits from subtle synthesizer backing on the chorus, a feature I could stand to hear more of. Mion sings his French lyrics on "Levallois" and "Un Gospel pour Dexter" in a muted, almost breathless style that is very pleasant; David Binney adds soulful alto to these tracks, plus the closing "Going Back." The pianist really lets loose on "One More Blues" with some swinging, dizzying runs before the bass solo. Mion's fine sense of structure and pacing, plus the keen group interaction, make this a very amiable and recommended disc.
Larry Nai.